Porsche · 1977
Porsche 911 3,6 Replica RSR 300 ch
Nos tarifs ne comprennent pas les frais d'import, de dédouanement et d'immatriculation. Nous établissons sur demande et gratuitement un devis détaillé en fonction des besoins du client pour les inclure au prix final.
- Marque
- Porsche
- Modèle
- 911 Replica RSR
- Année
- 1977
- Moteur
- Flat-6 athmoshérique 3,6
- Puissance
- 300 ch
- Énergie
- Essence
- Couleur extérieure
- Blanc
- Couleur intérieure
- Tissu noir
Vous n’avez jamais gagné les 24 Heures de Daytona. Ne vous en faites pas, personne n’est parfait. Enfin, presque personne : dans les années 70, un homme l’était, au point que tout le paddock américain l’appelait « Peter Perfect ». Il s’appelait Peter Gregg, il pilotait des Porsche blanches frappées du numéro 59, et il gagnait. Vous, on vous appelle surtout « celui qui freine un peu tôt ». Bonne nouvelle : ce n’est écrit nulle part sur la carrosserie. Voici une Porsche 911 de 1977 aux couleurs Brumos, numéro 59, avec un 3,6 litres sous le capot arrière. Pour comprendre ce que porte cette voiture, il faut remonter au début des années 70, en Floride. Brumos, de Jacksonville, aligne une équipe de course menée par Peter Gregg et Hurley Haywood. En 1973, leur 911 Carrera RSR numéro 59 remporte les 24 Heures de Daytona, et Brumos devient l’une des écuries privées les plus titrées de l’histoire du championnat IMSA. La livrée blanche à bandes rouges et bleues entre dans la légende, au point que Porsche la ressortira bien plus tard sur certaines séries spéciales. Cette 911 de 1977 est un hommage fidèle à cette époque dorée : pas une voiture d’époque de l’équipe, mais une vraie voiture de course construite dans l’esprit des RSR qui faisaient trembler les circuits américains. Et sous la livrée, rien n’est décoratif. Le six-cylindres à plat de 3,6 litres, issu d’une Porsche de génération 993, a été préparé pour la course : double allumage, échappement libre, radiateur d’huile à l’avant, et une puissance estimée à plus de 300 chevaux pour une voiture débarrassée de tout ce qui ne sert pas à aller vite. Il est accouplé à une boîte 915 à rapports rapprochés avec levier court et à un différentiel à glissement limité. Les trains roulants reprennent la géométrie des RSR, avec combinés filetés renforcés, fixations consolidées et barres antiroulis réglables, et le freinage reçoit des disques ventilés et des étriers améliorés. Les larges ailes RSR, les boucliers allégés en fibre, l’aileron « queue de canard », les phares jaunes d’endurance et les jantes noires mates chaussées de slicks en 10 et 14 pouces de large complètent un ensemble qui a exactement l’allure qu’il faut. À l’intérieur, arceau complet, baquet avec harnais, vitres en Lexan et planche de bord allégée réduite aux instruments essentiels. C’est une machine aboutie, prête pour la piste, et l’une des façons les plus authentiques de vivre l’âge d’or de la 911 en course sans attendre qu’une RSR d’époque passe aux enchères. Évidemment, une voiture de course a les exigences d’une voiture de course. Ce n’est pas une voiture pour aller chercher le pain : elle est faite pour la piste, et elle vous le fera savoir à chaque raccord de bitume. La boîte 915, réputée pour sa précision une fois maîtrisée, n’aime pas qu’on la brusque et demande un peu de doigté, surtout à froid. Un moteur préparé réclame un entretien rigoureux et régulier, les slicks n’ont rien à faire sous la pluie, et le confort se résume à un baquet, un harnais et beaucoup de bruit, ce qui est précisément le but. Enfin, il s’agit d’un hommage et non d’une voiture à palmarès : sa valeur tient à la qualité de sa construction et au plaisir qu’elle procure, pas à un historique en course. Celle-ci a été décrite par ceux qui la connaissent comme une machine parfaitement au point et prête à courir. Elle porte la livrée Brumos Racing numéro 59 sur base blanche, avec tout l’équipement de compétition décrit plus haut, et elle n’attend plus qu’un pilote et un circuit. Alors, le jour où, au bord de la piste, quelqu’un vous demandera si vous avez déjà gagné Daytona, ne mentez pas. Ajustez simplement votre harnais, regardez le numéro 59 sur la portière, et répondez avec le plus grand sérieux : « Pas encore. » Peter Perfect n’avait pas commencé autrement.

