Chevrolet · 1958
Chevrolet Corvette 4,6 V8 C1 283 245 ch
Nos tarifs ne comprennent pas les frais d'import, de dédouanement et d'immatriculation. Nous établissons sur demande et gratuitement un devis détaillé en fonction des besoins du client pour les inclure au prix final.
- Marque
- Chevrolet
- Modèle
- Corvette C1 283
- Année
- 1958
- Kilométrage
- 11 185 km
- Moteur
- V8 atmosphérique 4,6
- Puissance
- 245 ch
- Vitesse maximale
- 200 km/h
- 0 à 100 km/h
- 7,4 s
- Énergie
- Essence
- Boîte
- Manuelle 4 rapports
- Couleur extérieure
- Noir
- Couleur intérieure
- Cuir Rouge
Publicité Chevrolet de 1953 : « Découvrez la toute première voiture de sport américaine ! Révolutionnaire carrosserie en fibre de verre, ligne de fusée, six-cylindres emprunté à nos berlines familiales et boîte automatique à deux rapports. Le 0 à 100 km/h ? Mais regardez comme elle est belle, bande d’ingrats ! » Bizarrement, les Américains ont bien regardé, poliment applaudi, puis gardé leur berline. Il aura fallu cinq ans, un ingénieur têtu et un V8 pour que la sportive américaine devienne enfin… sportive. Voici le résultat : la Chevrolet Corvette C1 cabriolet de 1958, avec V8 283 et boîte manuelle à quatre rapports. Cette fois, le sport est livré avec la voiture. Présentée au salon Motorama de 1953, la Corvette commence pourtant sa vie dans la confidentialité : les 300 premiers exemplaires sont assemblés presque à la main, tous en blanc, et les ventes démarrent si mal que General Motors envisage d’arrêter les frais. C’est l’ingénieur Zora Arkus-Duntov qui la sauve en la transformant en vraie sportive : le V8 arrive en 1955, et en 1957 le nouveau V8 « small-block » de 283 pouces cubes (4,6 litres) et la boîte manuelle à quatre rapports en font enfin la voiture qu’elle prétendait être. En 1958, elle reçoit sa robe la plus flamboyante : quatre phares, des chromes généreux, un capot strié et des baguettes sur le coffre, l’Amérique des années 50 dans toute sa démesure. Produite à un peu plus de 9 000 exemplaires cette année-là, la Corvette 1958 devient enfin rentable pour Chevrolet. La première génération, produite jusqu’en 1962, est aujourd’hui la plus mythique de toutes. Ses arguments sont nombreux. Le V8 283 est l’un des moteurs fondateurs de la légende « small-block » de Chevrolet : souple, coupleur, increvable, avec une sonorité qui résume à elle seule l’Amérique d’Elvis et de la Route 66. Associé à la boîte manuelle à quatre rapports, il fait de ce cabriolet une vraie voiture de conducteur. Sa carrosserie en fibre de verre ne rouille pas, sa ligne est l’une des plus reconnaissables de l’histoire de l’automobile, et l’ensemble a cette élégance tapageuse que seules les années 50 savaient assumer. Ajoutez une mécanique simple, des pièces très bien suivies grâce à une immense communauté de passionnés et une cote qui ne cesse de progresser, et vous obtenez l’une des américaines de collection les plus désirables qui soient. Évidemment, une sportive de 1958 reste une sportive de 1958. La fibre de verre ne rouille pas, mais elle peut se fissurer, et le châssis en acier qu’elle cache, lui, mérite d’être inspecté. Les freins à tambour demandent une conduite anticipée, la direction sans assistance fait travailler les bras à basse vitesse, et le pont arrière rigide sur ressorts à lames rappelle à chaque bosse qu’on n’est pas dans une sportive moderne. Le V8 aime la fraîcheur et supporte mal les embouteillages par forte chaleur. Rien de grave : ce sont les caractéristiques d’une époque où l’on conduisait avec les mains, les pieds et un grand sourire. Celle-ci est un cabriolet de 1958 équipé du V8 283 et de la boîte manuelle à quatre rapports, la configuration que réclament les amateurs. Elle porte une teinte bicolore, signature de la Corvette de cette époque, et elle est immatriculée en Suède. Bref, Chevrolet a mis cinq ans à comprendre qu’une voiture de sport devait aussi être sportive. Vous, il vous a suffi de lire cette annonce : vous avez déjà quatre ans et demi d’avance sur General Motors. Ne gâchez pas cet avantage historique en réfléchissant trop longtemps. La dernière fois que quelqu’un a hésité devant une Corvette, c’était un comité de direction en 1953, et il a bien failli l’enterrer.

